Camaret-sur-Mer se visite en deux cents mètres. Sur le Sillon, ce cordon de galets qui ferme le port, se succèdent une chapelle du XVIIe siècle, une tour de Vauban inscrite au patrimoine mondial et une dizaine de coques de bois en train de s’affaisser. Le lieu est photographié en boucle, rarement expliqué. Ce qu’on voit sur cette grève n’est pas un décor : c’est le sédiment d’une économie qui a existé, puis a disparu. Ce guide reprend les éléments visibles du site avec leur date et la source publique qui les atteste — y compris lorsque cette source indique que la version répétée ailleurs n’est pas démontrée.
Camaret-sur-Mer en bref : où c’est, ce que c’est
Camaret-sur-Mer est une commune du Finistère située à l’extrémité ouest de la presqu’île de Crozon, ouverte sur la mer d’Iroise, en avant des approches maritimes de Brest. C’est un port de pêche devenu port de plaisance et station littorale. Son anse est fermée au sud par le Sillon, un cordon de galets naturel sur lequel se concentre l’essentiel de ce que les visiteurs viennent voir : la chapelle, la tour, les épaves, les cabanes goudronnées.
La commune compte 2 494 habitants (Insee, recensement 2023). Ce n’est pourtant pas ce chiffre qui décrit le mieux le lieu. Sur 2 506 logements recensés, 1 044 sont des résidences secondaires ou occasionnelles, soit 41,7 % du parc, contre 1 360 résidences principales (54,3 %) et 102 logements vacants (4,1 %) (Insee, 2023). Deux logements sur cinq restent volets fermés une bonne partie de l’année. Cela conditionne tout le reste : ouverture saisonnière des commerces, horaires de l’office de tourisme, disponibilité des liaisons maritimes, densité de fréquentation sur les sentiers.
La démographie, elle, recule : -0,3 % par an en moyenne entre 2017 et 2023 (Insee). Un bourg qui perd des habitants permanents et gagne des lits touristiques ne raconte pas une réussite ou un échec : il raconte une conversion. Cette conversion a une cause précise, datée, et elle explique aussi bien la forme du port que la présence des épaves sur la grève. Tout ce qui suit y ramène.
La tour Vauban, seul monument breton du patrimoine mondial
La tour ferme le port à l’extrémité du Sillon, sur le quai qui porte son nom. C’est un ouvrage hexagonal en granit, construit en 1689 sur ordre de Vauban pour défendre Brest d’une attaque anglaise, associant salles voûtées, batterie semi-circulaire, four à boulets rouges, corps de garde et fossé conçu pour se remplir à marée montante (base Mérimée, notice PA00089855). La commune, qui exploite le site, attribue les plans à l’ingénieur Traverse et décrit un dispositif complet — fort à batterie basse et tour à la gorge — destiné à protéger l’accès au port de Brest (commune de Camaret-sur-Mer).
Le baptême du feu précède l’achèvement des travaux. Le 18 juin 1694, encore inachevée, la tour brise l’assaut de 147 vaisseaux anglo-hollandais qui tentent un débarquement (commune de Camaret-sur-Mer). Cet épisode, appelé localement combat de Camaret, revient dans presque tous les récits du lieu ; il sera utile de s’en souvenir plus bas, à propos du clocher de la chapelle voisine.
Deux protections se superposent sur la tour, et on les confond souvent. La première est nationale : le classement au titre des monuments historiques, prononcé le 18 septembre 1907, l’édifice étant propriété communale (base Mérimée). La seconde est internationale : l’inscription sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, le 7 juillet 2008, au titre du réseau des sites majeurs de Vauban (Parc naturel régional d’Armorique). C’est à ce titre le seul monument de Bretagne inscrit au patrimoine mondial. Le centre d’interprétation installé dans la tour est géré par la mairie.
| Formule | Tarif |
|---|---|
| Plein tarif | 6 € |
| Tarif réduit (8-25 ans, étudiants, demandeurs d’emploi, minima sociaux, situation de handicap) | 3 € |
| Pass famille (2 adultes + 2 enfants minimum, de 8 à 18 ans) | 15 € |
| Visite guidée | 7 € |
| Atelier découverte 6-12 ans, juillet-août | 4 € |
| Groupe scolaire, par classe | 70 € |
| Moins de 8 ans | gratuit |
La commune indique aussi un accès libre et gratuit le premier dimanche de chaque mois, sauf en juillet et en août, et un accès libre aux expositions temporaires (commune de Camaret-sur-Mer). Réserve utile : au moment du relevé, les dates de gratuité encore listées sur cette page renvoyaient à l’année 2024. Le principe est stable, le calendrier ne l’est pas — la page de la commune reste la seule qui fasse foi avant un déplacement.

Le cimetière de bateaux du Sillon : ce que les épaves racontent vraiment
Les coques échouées sur la grève interne du Sillon ne se sont pas perdues là. Elles y ont été déposées, par une famille identifiée, sur une concession dont on connaît les dimensions et les dates.
François-Joseph Keraudren établit en 1892 le premier chantier de construction navale sur cette grève. Il obtient 300 m² de concession supplémentaires en 1899, puis 200 m² en 1903 ; son fils Joseph exploite le chantier de 1935 à 1969 (Inventaire général du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA29004010). À partir des années 1950, la crise langoustière s’aggravant, la famille dépose sur sa propre concession les bateaux désarmés et abandonnés. Le « cimetière de bateaux » n’est donc ni un accident ni une mise en scène touristique : c’est le stock résiduel d’un chantier qui n’avait plus de raison de réparer ces navires.
Aucune des pages qui dominent aujourd’hui les résultats de recherche ne nomme ces bateaux. L’Inventaire, lui, le fait : une dizaine d’épaves subsistent en plus ou moins mauvais état, parmi lesquelles le Rosier fleuri (1948), La Salle (1954), Notre-Dame des Neiges (1959), le Castel Dinn (1960) et le Maïtena (1964) (Inventaire général, Région Bretagne). Des noms et des millésimes changent le regard : on ne photographie plus « des épaves », on regarde des unités construites, armées et retirées du service en une vingtaine d’années.
La position patrimoniale officielle est plus inattendue encore, et elle n’apparaît nulle part ailleurs. L’Inventaire recommande de laisser ces épaves disparaître naturellement, tout en préconisant une concertation entre la population et les services municipaux sur la gestion du site (Inventaire général, Région Bretagne). Autrement dit : ce paysage est voué à s’effacer, et cet effacement fait partie de la doctrine, non d’une négligence. Ce que l’on voit aujourd’hui ne sera plus visible dans quelques années — raison suffisante pour venir, et raison suffisante pour ne rien attendre d’une restauration.
Consigne de terrain, banale mais nécessaire : le bois gorgé d’eau et les membrures rouillées ne supportent aucun poids. On regarde depuis la grève, on ne monte pas sur les coques, on n’y fait pas monter d’enfants.
Une pièce comparable, celle-là conservée et documentée, permet de mesurer ce que fut cette flotte : le langoustier mauritanien Notre-Dame de Rocamadour, construit en 1959 au chantier Péron à Camaret, mesure 30 mètres pour près de 300 tonneaux et a coûté 100 millions de francs à l’époque (Port-musée de Douarnenez). Il est aujourd’hui au Port-musée de Douarnenez, mais n’est plus visitable pour des raisons de sécurité : à vérifier avant d’organiser un détour.
Pourquoi Camaret s’est transformé : l’économie de la langouste en chiffres
Sans cette section, les épaves du Sillon restent décoratives. Elles sont le résidu d’une pêche lointaine dont l’ampleur a été mesurée à l’époque.
Camaret et Douarnenez ont armé ensemble une pêche à la langouste sur les côtes africaines — Mauritanie, Rio de Oro. Entre 1954 et 1961, les captures de langoustes exotiques rapportées par ces deux ports passent de 442 tonnes à 2 027 tonnes, et le nombre de navires spécialisés de 12 à 50 unités (F. Carré, Norois, 1967). Précision qui compte : ces volumes sont agrégés pour les deux ports et ne peuvent pas être attribués à Camaret seul. Aucune source consultée ici ne donne la part camarétoise.
Ce que cet argent a financé est également documenté : l’équipement portuaire, les chantiers navals, l’armement et la distribution locale (Norois, 1967). C’est-à-dire, très concrètement, les cales, les hangars, les cabanes goudronnées et les emprises de chantier encore lisibles sur le Sillon. Un port se lit comme une couche géologique : chaque équipement correspond à un tonnage qu’il fallait traiter.
Quand cette pêche se retire, les infrastructures restent. Camaret se retrouve avec un port dimensionné pour une flotte hauturière et une activité qui ne le remplit plus. La plaisance et le tourisme occupent l’espace disponible ; les résidences secondaires prennent les logements que la population permanente libère. Le rapport entre 2 494 habitants et 1 044 résidences secondaires (Insee, 2023) est l’aboutissement statistique de ce mouvement, pas une anomalie. Il n’y a rien à dramatiser ni à idéaliser là-dedans : une base économique a disparu, une autre a occupé le terrain, et le paysage porte les deux.
La chapelle Notre-Dame de Rocamadour et la légende du clocher
La chapelle occupe le rocher, à quelques mètres de la tour. L’occupation religieuse du site est ancienne : un lieu de culte y est attesté dès 1183, puis en 1373 ; des inscriptions sur pierre noire, encore présentes dans le mur extérieur, signalent une chapelle nouvelle en 1527 ; l’édifice visible aujourd’hui a été construit entre 1610 et 1683 (Inventaire général du patrimoine culturel, Région Bretagne, dossier IA29004008). La chapelle précède donc la tour de Vauban de plusieurs décennies.
Son clocher est tronqué, et l’explication circule partout sous forme d’affirmation : un boulet anglo-hollandais tiré pendant le combat de 1694. Le dossier d’inventaire est plus prudent. Il indique qu’il est possible que la flèche ait été détruite lors de cette bataille, mais qu’aucun document ne l’atteste avec certitude (Inventaire général, Région Bretagne). C’est une hypothèse plausible, cohérente avec la chronologie et la position du bâtiment dans l’axe du combat, mais elle n’a pas de preuve écrite. La différence n’est pas un détail d’érudit : elle sépare un fait d’un récit de guide.
L’événement réellement daté est plus tardif et moins glorieux. Le 24 février 1910, un incendie détruit la toiture. La charpente est reconstruite par François Keraudren, charpentier de marine, en forme de coque renversée ; la chaire est réalisée par François-Joseph Keraudren en 1914-1915 (Inventaire général, Région Bretagne). Le nom est le même que celui du chantier du Sillon, à quelques dizaines de mètres. La chapelle a été relevée par les charpentiers qui construisaient les bateaux, avec leur technique et leur vocabulaire de forme. On peut le voir en levant les yeux à l’intérieur.
La chapelle conserve huit ex-voto marins, maquettes de bateaux et bouées (Inventaire général, Région Bretagne). C’est la mesure la plus directe du rapport entre ce port et la mer : des objets déposés par des équipages, dans un bâtiment charpenté comme une coque.

Pen-Hir, le Toulinguet et les Tas de Pois : ce que protège la loi
Les pointes qui prolongent Camaret vers l’ouest ne sont pas un espace libre d’usage. Le site des « Anses de Penhir et du Toulinguet » représente 55,27 hectares protégés, sur les communes de Camaret-sur-Mer, Crozon et Cléden-Cap-Sizun ; il appartient au Conservatoire du littoral, relève de l’unité littorale « Presqu’île de Crozon » et sa gestion est confiée à la Communauté de communes de la Presqu’île de Crozon – Aulne Maritime (Conservatoire du littoral).
Ce statut a des conséquences pratiques immédiates : l’accès reste libre et gratuit, mais il s’exerce sur des sentiers balisés, sans bivouac, sans circulation hors piste, sans stationnement sauvage. La lande littorale qui couvre ces pointes se reconstitue lentement après piétinement ; les sentes parallèles ouvertes par les visiteurs sont la principale dégradation visible sur ce type de site. Rester sur le tracé n’est pas une consigne décorative, c’est la contrepartie de l’accès libre.
Au large, la protection change de nature. Les eaux relèvent du parc naturel marin d’Iroise, créé le 28 septembre 2007, qui couvre 3 500 km² à la pointe du Finistère, entre l’île de Sein, Ouessant et les limites de la mer territoriale (Office français de la biodiversité). Ses enjeux affichés — grand dauphin, phoque gris, oiseaux marins vulnérables, et le plus grand champ d’algues des côtes françaises — indiquent aussi ce qu’il est raisonnable d’espérer observer depuis la falaise, jumelles au cou, plutôt que ce qu’un dépliant promet. Le parc abrite également une réserve naturelle nationale sur l’archipel de Molène et une réserve de biosphère UNESCO (OFB).
Les Tas de Pois sont les îlots rocheux détachés de la falaise, alignés au large de la pointe de Pen-Hir, dans le prolongement direct du promontoire. Aucune source primaire consultée ici ne donne la hauteur de cette falaise ; les valeurs qui circulent dans les guides n’ont pas été vérifiées et ne sont donc pas reprises. La croix de Pen-Hir, mémorial aux Bretons de la France libre, se dresse sur le site et sert de repère de terrain évident depuis le parking ; sa datation demande une vérification en source primaire, non effectuée ici, et n’est pas avancée.
Lagatjar et Kerbonn : le mégalithique et le mur de l’Atlantique
Sur la route qui mène aux pointes, les alignements mégalithiques sont enregistrés sous le nom d’« alignements mégalithiques du Toulinguet », près du village de Lagatjar, rue Saint-Pol-Roux. Ils sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 18 juin 1883, de datation néolithique, et propriété communale (base Mérimée, notice PA00089853).
La date de 1883 mérite une seconde de réflexion : c’est l’un des plus anciens classements du département, à une époque où la protection des monuments historiques restait rare et réservée aux ensembles jugés menacés. Le site était donc déjà considéré comme en péril au XIXe siècle. Les chiffres de menhirs qui circulent d’un guide à l’autre — quelques centaines au XVIIIe siècle, une fraction aujourd’hui — proviennent de sources secondaires non vérifiées ici et ne sont pas repris ; la notice Mérimée ne les donne pas.
À deux kilomètres de là, l’autre extrémité du calendrier militaire. Le mémorial de la bataille de l’Atlantique est installé depuis 1990 au fort de Kerbonn, dans une casemate allemande du mur de l’Atlantique construite en 1942 (office de tourisme Presqu’île de Crozon – Aulne Maritime). C’est un musée privé, ouvert d’avril à septembre de 14 h à 18 h, groupes sur demande, avec parking sur place et règlement en espèces ou par chèque (office de tourisme). Le mode de paiement n’est pas une anecdote quand on arrive sans liquide.
L’intérêt du lieu dépasse sa collection. La batterie de Kerbonn est enterrée : ce qu’on repère depuis la lande, ce sont ses ouvertures de toit, qui servaient de postes d’observation. Comprendre cela change la lecture de toute la pointe, où le paysage militaire est majoritairement enfoui.
Trois strates défensives tiennent ainsi sur quelques kilomètres — mégalithique, Vauban, mur de l’Atlantique. Ce n’est pas une curiosité : c’est le même verrou géographique, l’entrée des approches de Brest, qui a été réoccupé à trois époques par des techniques différentes.
Organiser sa visite : accès, saison, randonnée, départs pour les îles
L’office de tourisme Presqu’île de Crozon – Aulne Maritime tient un bureau d’accueil à Camaret, 1A rue des Quatre Vents, 29570 Camaret-sur-Mer, joignable au 02 98 27 93 60. Il est ouvert à l’année : du lundi au samedi, 9h30-12h30 et 14h-18h d’avril à septembre ; du lundi au vendredi, 9h30-12h et 13h30-17h30 d’octobre à mars ; fermé le jeudi, et fermé la totalité du mois de janvier (office de tourisme Presqu’île de Crozon – Aulne Maritime). La fermeture de janvier et celle du jeudi sont rarement mentionnées ailleurs ; elles suffisent à faire rater un passage.
Camaret est une étape du GR 34, le sentier des douaniers, itinéraire exclusivement côtier de plus de 2 000 kilomètres qui longe les côtes bretonnes du Mont-Saint-Michel à Saint-Nazaire (Fédération française de la randonnée pédestre). La portion locale la plus fréquentée fait le tour des pointes du Toulinguet et de Pen-Hir, sur le domaine du Conservatoire du littoral décrit plus haut. Distance et dénivelé de cette boucle ne sont pas donnés ici : aucune des sources retenues ne les publie, et les valeurs relevées sur les applications de randonnée varient selon le tracé emprunté.
Point décisif pour construire un séjour, absent des guides consultés : Camaret est un port de départ pour les îles. La compagnie Finist’Mer y arme des traversées vers Ouessant, Molène et l’île de Sein, Camaret-sur-Mer figurant parmi ses quatre ports de départ avec Le Conquet, Lanildut et Audierne-Esquibien (Finist’Mer). Les rotations et les horaires dépendent de la saison et changent d’une année sur l’autre : la page horaires de la compagnie est le seul document à consulter avant de bâtir une journée autour d’un embarquement.
Quant au choix de la période, la donnée la plus honnête reste celle du logement. Un parc composé à 41,7 % de résidences secondaires et occasionnelles (Insee, 2023) décrit une fréquentation très concentrée sur juillet et août, avec un stationnement et des sentiers saturés aux mêmes heures. Aucun chiffre de fréquentation touristique n’a été consulté pour cet article : la structure du parc de logements est un indicateur indirect, pas une mesure de visiteurs. Mai, juin et septembre offrent mécaniquement plus de place, et les horaires d’ouverture y restent proches de ceux de la haute saison.
Ce que cet article ne fige pas
Les tarifs, horaires et jours de fermeture cités ont été relevés le 8 septembre 2026 sur les pages des exploitants et des collectivités concernées. Ils bougent, parfois en cours de saison : chaque montant et chaque plage horaire renvoie ici vers la page qui fait foi, à rouvrir avant de se déplacer. Trois informations souvent répétées ailleurs ont été volontairement écartées faute de source primaire vérifiée : la hauteur de la falaise de Pen-Hir, le nombre de menhirs de Lagatjar aux différentes époques, et la datation de la croix de Pen-Hir. Elles seront ajoutées lorsqu’une source publique permettra de les attester.
Sources
- Ministère de la Culture — base Mérimée, Plateforme ouverte du patrimoine (POP) — La tour Vauban de Camaret-sur-Mer est un ouvrage hexagonal construit en 1689 sur ordre de Vauban pour défendre Brest d’une attaque anglaise ; granit, salles voûtées, batterie semi-circulaire avec four à boulets rouges et corps de garde, fossé se remplissant à marée montante ; propriété communale, classée au titre des monuments historiques le 18 septembre 1907. (Arrêté de classement du 18 septembre 1907 ; notice consultée le 08/09/2026)
- Commune de Camaret-sur-Mer (exploitant du centre d’interprétation de la tour Vauban) — La tour a été élevée d’après les plans de l’ingénieur Traverse, dans un dispositif de fort à batterie basse et tour à la gorge protégeant le port de Brest ; le 18 juin 1694, encore inachevée, elle brise l’assaut de 147 vaisseaux anglo-hollandais tentant un débarquement (combat de Camaret). (Faits de 1689-1694 ; page consultée le 08/09/2026)
- Commune de Camaret-sur-Mer — Tarifs officiels du centre d’interprétation de la tour Vauban : 6 € plein tarif ; 3 € tarif réduit (8-25 ans, étudiants, bénéficiaires de minima sociaux, demandeurs d’emploi, personnes en situation de handicap) ; 15 € le pass famille (2 adultes + 2 enfants minimum de 8 à 18 ans) ; 7 € la visite guidée ; 4 € l’atelier découverte 6-12 ans en juillet-août ; 70 € par classe ; gratuit pour les moins de 8 ans ; accès libre et gratuit le premier dimanche de chaque mois sauf juillet et août ; expositions temporaires en accès libre. (Grille tarifaire en vigueur, page consultée le 08/09/2026 (les dates d’accès libre encore listées sur la page renvoient à l’année 2024 — à revérifier avant publication))
- Parc naturel régional d’Armorique — La tour Vauban, quai Vauban à Camaret-sur-Mer, veille depuis plus de 300 ans sur l’anse de Camaret ; elle est le seul monument de Bretagne inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, inscription datée du 7 juillet 2008 ; le site est géré par la mairie de Camaret-sur-Mer et appartient au réseau des sites majeurs de Vauban. (Inscription UNESCO du 7 juillet 2008 ; fiche consultée le 08/09/2026)
- Inventaire général du patrimoine culturel — Région Bretagne (dossier IA29004010, cimetière de bateaux, le Sillon, Camaret-sur-Mer) — François-Joseph Keraudren établit en 1892 le premier chantier de construction navale sur la grève interne du Sillon, obtient 300 m² de concession supplémentaires en 1899 puis 200 m² en 1903 ; son fils Joseph exploite le chantier de 1935 à 1969 ; à partir des années 1950, la crise langoustière s’aggravant, la famille y dépose les bateaux désarmés et abandonnés. Le site compte une dizaine d’épaves échouées en plus ou moins mauvais état, dont le Rosier fleuri (1948), La Salle (1954), Notre-Dame des Neiges (1959), le Castel Dinn (1960) et le Maïtena (1964). L’Inventaire recommande de laisser ces épaves disparaître naturellement et préconise une concertation entre la population et les services municipaux. (Enquête d’Agnès Galifot, 2006 ; dossier mis à jour en 2023 ; consulté le 08/09/2026)
- Inventaire général du patrimoine culturel — Région Bretagne (dossier IA29004008, chapelle Notre-Dame-de-Rocamadour, le Sillon, Camaret-sur-Mer) — Une chapelle est attestée sur ce site dès 1183, puis en 1373 ; des inscriptions sur pierre noire du mur extérieur indiquent une chapelle nouvelle en 1527 ; l’édifice actuel a été construit entre 1610 et 1683. Il est possible que la flèche ait été détruite lors de la bataille de 1694, mais aucun document ne l’atteste avec certitude. La toiture est détruite par un incendie le 24 février 1910 ; la charpente est reconstruite par François Keraudren, charpentier de marine, en forme de coque renversée ; la chaire est réalisée par François-Joseph Keraudren en 1914-1915. La chapelle conserve huit ex-voto marins (maquettes de bateaux et bouées). (Enquête d’Agnès Galifot, 2006 ; dossier mis à jour en 2023 ; consulté le 08/09/2026)
- Ministère de la Culture — base Mérimée, Plateforme ouverte du patrimoine (POP) — Les alignements mégalithiques du Toulinguet, situés rue Saint-Pol-Roux près du village de Lagatjar à Camaret-sur-Mer, sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 18 juin 1883 ; datation néolithique ; propriété communale. (Arrêté de classement du 18 juin 1883 ; notice créée le 24 août 1993, mise à jour le 24 juillet 2026 ; consultée le 08/09/2026)
- Conservatoire du littoral — Le site « Anses de Penhir et du Toulinguet » représente 55,27 hectares protégés sur les communes de Camaret-sur-Mer, Crozon et Cléden-Cap-Sizun (Finistère) ; il relève de l’unité littorale « Presqu’île de Crozon » et est géré par la Communauté de communes de la Presqu’île de Crozon – Aulne Maritime. (Fiche de site consultée le 08/09/2026)
- Office français de la biodiversité (OFB) — Le parc naturel marin d’Iroise a été créé le 28 septembre 2007 et couvre 3 500 km² à la pointe du Finistère, entre l’île de Sein, Ouessant et les limites de la mer territoriale ; ses enjeux incluent le grand dauphin, le phoque gris, des oiseaux marins vulnérables et le plus grand champ d’algues des côtes françaises ; il abrite également une réserve naturelle nationale sur l’archipel de Molène et une réserve de biosphère UNESCO. (Décret de création du 28 septembre 2007 ; page consultée le 08/09/2026)
- Insee — Dossier complet, commune de Camaret-sur-Mer (29022) — Camaret-sur-Mer compte 2 494 habitants en 2023, avec une variation annuelle moyenne de la population de -0,3 % entre 2017 et 2023 ; le parc de logements s’élève à 2 506 unités en 2023, dont 1 360 résidences principales (54,3 %), 1 044 résidences secondaires et logements occasionnels (41,7 %) et 102 logements vacants (4,1 %). (Recensement de la population 2023 ; dossier consulté le 08/09/2026)
- Office de tourisme Presqu’île de Crozon – Aulne Maritime — Le bureau d’accueil de Camaret-sur-Mer est situé 1A rue des Quatre Vents, 29570 Camaret-sur-Mer (02 98 27 93 60) ; il est ouvert à l’année, du lundi au samedi 9h30-12h30 / 14h-18h d’avril à septembre, et du lundi au vendredi 9h30-12h / 13h30-17h30 d’octobre à mars, fermé le jeudi et fermé la totalité du mois de janvier. L’office gère un second bureau permanent à Crozon et des bureaux saisonniers à Morgat, Le Faou, Landévennec et Telgruc-sur-Mer. (Horaires en vigueur, page consultée le 08/09/2026)
- Office de tourisme Presqu’île de Crozon – Aulne Maritime (fiche de l’exploitant, musée privé) — Le mémorial de la bataille de l’Atlantique est installé depuis 1990 au fort de Kerbonn, 29570 Camaret-sur-Mer, dans une casemate allemande du mur de l’Atlantique construite en 1942 ; il est ouvert d’avril à septembre de 14 h à 18 h, groupes sur demande ; musée privé, parking sur place, règlement en espèces ou par chèque ; contact 02 98 27 92 58. (Informations pratiques consultées le 08/09/2026)
